Comment fonctionne ce simulateur d'assurance-vie ?
Le simulateur capitalise votre épargne mois par mois : votre versement initial, puis chaque versement mensuel, rapportent le rendement que vous avez choisi, diminué des frais de gestion. Il calcule ensuite ce qu'il vous resterait si vous retiriez la totalité de votre contrat (rachat total) à la fin de la durée choisie, en appliquant la fiscalité en vigueur.
Contrairement à la plupart des simulateurs en ligne, il ne vous bride pas : vous pouvez saisir n'importe quel montant, n'importe quel versement mensuel, une durée jusqu'à 60 ans et le rendement de votre choix. Les curseurs couvrent les cas les plus courants, et le champ chiffré à droite accepte toutes les valeurs.
Il chiffre aussi ce que vous coûtent les frais : la différence entre votre capital réel et celui que vous auriez obtenu sans aucun frais. Sur 20 ou 30 ans, l'écart atteint souvent plusieurs milliers d'euros, parfois des dizaines de milliers.
L'assurance-vie en quelques mots
L'assurance-vie est le placement préféré des Français. C'est une enveloppe : à l'intérieur, vous choisissez où va votre argent. Elle n'a aucun plafond de versement, votre épargne reste disponible à tout moment, et elle bénéficie d'une fiscalité très douce après 8 ans ainsi que d'un cadre privilégié pour transmettre un capital à vos proches.
Fonds euros ou unités de compte ?
Le fonds euros garantit votre capital : il ne peut pas baisser, et les intérêts gagnés chaque année sont définitivement acquis. Son rendement est modéré, généralement entre 2,5 % et 3,5 % ces dernières années selon les contrats. Les unités de compte (fonds actions, ETF, obligations, SCPI…) visent un meilleur rendement sur le long terme, mais leur valeur fluctue et le capital n'est pas garanti. La plupart des épargnants combinent les deux selon leur horizon et leur tolérance au risque.
Les frais à surveiller
Trois types de frais pèsent sur la performance : les frais sur versements (de 0 % sur les contrats en ligne jusqu'à 5 % dans certains réseaux), les frais de gestion annuels (souvent 0,5 % à 1 %) et les frais des supports eux-mêmes en unités de compte. Utilisez le simulateur pour comparer deux contrats : 0,5 % d'écart de frais par an fait une vraie différence sur 20 ans.
La fiscalité de l'assurance-vie en 2026
Seuls les gains sont imposés, jamais les sommes que vous avez versées. Et ils ne le sont qu'au moment d'un retrait (rachat). Pour les versements effectués depuis le 27 septembre 2017 :
| Ancienneté du contrat | Impôt sur le revenu (sur les gains) | Prélèvements sociaux |
|---|---|---|
| Moins de 8 ans | 12,8 % (prélèvement forfaitaire unique), ou barème sur option | 17,2 % |
| 8 ans et plus | Abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple), puis 7,5 % jusqu'à 150 000 € de versements et 12,8 % au-delà | 17,2 % |
Bonne nouvelle : la hausse de CSG votée pour 2026, qui porte les prélèvements sociaux à 18,6 % sur la plupart des placements, ne concerne pas l'assurance-vie, qui reste à 17,2 %. C'est un avantage supplémentaire face au PEA ou au compte-titres.
Questions fréquentes
Faut-il ouvrir une assurance-vie le plus tôt possible ?
Oui. Le délai de 8 ans court à partir du premier versement. Ouvrir un contrat tôt, même avec 100 €, permet de « prendre date » et de profiter plus vite de la fiscalité réduite.
Quelle différence entre fonds euros et unités de compte ?
Le fonds euros garantit votre capital, avec un rendement modéré. Les unités de compte (actions, obligations, immobilier…) visent un meilleur rendement sur le long terme, mais leur valeur fluctue et le capital n'est pas garanti.
Les retraits partiels sont-ils imposés comme un rachat total ?
Lors d'un retrait partiel, seule la part de gains contenue dans la somme retirée est imposée. Après 8 ans, l'abattement de 4 600 € ou 9 200 € se renouvelle chaque année : étaler ses retraits permet souvent de ne payer que les prélèvements sociaux.
Y a-t-il un plafond de versement ?
Non. L'assurance-vie n'a aucun plafond. Le seuil de 150 000 € ne sert qu'à fixer le taux d'imposition des gains après 8 ans (7,5 % en dessous, 12,8 % au-dessus).
Assurance-vie, PEA ou PER : que choisir ?
Ils sont complémentaires. L'assurance-vie est la plus souple et la meilleure pour transmettre. Le PEA est imbattable pour investir en actions européennes sur le long terme. Le PER est idéal si vous êtes fortement imposé et que vous épargnez pour la retraite. Comparez-les avec nos simulateurs PEA et PER.
Que devient mon assurance-vie à mon décès ?
Le capital est versé aux bénéficiaires que vous avez désignés, en dehors de la succession. Pour les versements effectués avant 70 ans, chaque bénéficiaire profite d'un abattement de 152 500 € ; après 70 ans, un abattement global de 30 500 € s'applique sur les versements, les gains étant exonérés.
Le simulateur tient-il compte des prélèvements sociaux annuels sur le fonds euros ?
Par simplicité, le simulateur applique les prélèvements sociaux en une fois, au moment du rachat. En réalité, ceux qui portent sur le fonds euros sont prélevés chaque année : le résultat net final est très proche.