Comment fonctionne ce simulateur de private equity ?
Quand vous investissez dans un fonds de capital-investissement, vous ne versez pas tout d'un coup : vous prenez un engagement, que la société de gestion appelle progressivement au fil de ses investissements. Puis, lorsqu'elle revend les entreprises en portefeuille, elle vous distribue le produit des cessions. Le simulateur reproduit ce cycle : appels répartis sur la période choisie, distributions réparties de l'année de démarrage jusqu'à la fin de vie du fonds, pour un total égal au multiple visé.
Il calcule ensuite le TRI (taux de rendement interne) à partir de ces flux, après impôts, ainsi que le besoin de trésorerie maximal et l'année où vous avez récupéré votre mise.
Le private equity en quelques mots
Le private equity, ou capital-investissement, consiste à investir dans des entreprises non cotées en Bourse : jeunes pousses (capital-risque), PME en croissance (capital-développement) ou entreprises plus matures rachetées avec effet de levier (LBO). Longtemps réservé aux institutionnels et aux grandes fortunes, il est désormais accessible aux particuliers, avec des tickets d'entrée plus faibles, via des FCPR, des FCPI, des FIP, ou au sein de contrats d'assurance-vie et de PER.
Pourquoi le TRI compte plus que le multiple
Un multiple de 2x paraît excellent. Mais récupérer deux fois sa mise en 5 ans ou en 12 ans, ce n'est pas du tout la même performance. Le TRI tient compte du temps : c'est l'indicateur à regarder pour comparer le private equity avec un placement classique. Modifiez la date des premières distributions dans le simulateur pour le constater.
Les risques à connaître
- Perte en capital : les entreprises non cotées peuvent échouer, et le multiple final peut être inférieur à 1.
- Illiquidité : votre argent est bloqué pendant toute la vie du fonds, souvent 8 à 12 ans, parfois plus en cas de prorogation.
- Frais élevés : frais de gestion et commission de performance (« carried interest »). Les multiples annoncés par les sociétés de gestion sont généralement exprimés nets de frais du fonds, mais pas toujours des frais de distribution.
La fiscalité selon le mode de détention
| Détention | Impôt sur le revenu (sur les gains) | Prélèvements sociaux |
|---|---|---|
| FCPR fiscal, parts conservées 5 ans avec réinvestissement des distributions | Exonéré | 18,6 % |
| Compte-titres (fonds non fiscal) | 12,8 % | 18,6 % |
| Assurance-vie de plus de 8 ans | 7,5 % après abattement de 4 600 € / 9 200 € | 17,2 % |
Les FCPI et FIP ouvrent en outre droit à une réduction d'impôt sur le revenu à la souscription, dont le taux est fixé chaque année par la loi de finances, en contrepartie d'une durée de blocage.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la courbe en J ?
C'est la forme que prend la trésorerie cumulée de l'investisseur : négative et en baisse pendant les appels de fonds, puis en remontée avec les distributions, jusqu'à devenir positive. Plus le « creux » est profond et long, plus il faut de trésorerie disponible.
Quelle part de son patrimoine placer en private equity ?
Il est généralement conseillé de ne pas dépasser 5 à 15 % de son patrimoine financier, et uniquement avec de l'argent dont on n'aura pas besoin pendant au moins 10 ans.
Peut-on investir en private equity dans une assurance-vie ?
Oui, de plus en plus de contrats proposent des fonds de private equity en unités de compte, souvent avec des tickets plus faibles et une liquidité organisée par l'assureur. La loi Industrie verte de 2023 a d'ailleurs renforcé la place du non-coté dans les gestions pilotées de l'assurance-vie et du PER.
Le simulateur garantit-il le multiple affiché ?
Non. Le multiple est une hypothèse que vous choisissez. La performance réelle d'un fonds n'est connue qu'à sa liquidation.