Compte-titres ou PEA : le match après la hausse de la flat tax à 31,4 %
Depuis le 1er janvier 2026, les gains d'un compte-titres ordinaire sont taxés à 31,4 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Sur un PEA de plus de 5 ans, seuls les 18,6 % de prélèvements sociaux s'appliquent. L'écart est donc de 12,8 points sur chaque euro de gain. Faut-il pour autant délaisser le compte-titres ?
L'avantage fiscal du PEA
Le PEA a deux avantages décisifs. D'abord, l'exonération d'impôt sur le revenu après 5 ans. Ensuite, l'absence d'imposition annuelle : les dividendes et les plus-values réalisées à l'intérieur du plan ne sont pas taxés tant que l'argent reste dans l'enveloppe. Sur un compte-titres, au contraire, chaque dividende est imposé l'année de son versement, ce qui freine l'effet des intérêts composés.
Avec 20 000 € au départ, 300 € par mois et 7 % par an dont 2 % de dividendes, le PEA rapporte environ 18 000 € de plus qu'un compte-titres sur 20 ans. Testez votre propre cas avec le simulateur.
Les atouts méconnus du compte-titres
- Aucun plafond : au-delà de 150 000 € de versements sur le PEA, le compte-titres prend le relais.
- Tous les marchés : actions américaines ou asiatiques en direct, obligations, ETF de toutes zones, produits structurés.
- La purge des plus-values : au décès, ou en cas de donation des titres, les plus-values latentes sont effacées. Vos héritiers ou donataires repartent de la valeur du jour.
- L'imputation des moins-values : les pertes réalisées viennent réduire les gains imposables pendant 10 ans.
- La détention en société ou en démembrement : elle ouvre des stratégies patrimoniales avancées.
La bonne stratégie : combiner les deux
Pour la plupart des épargnants, l'ordre logique est le suivant : remplir d'abord le PEA avec des ETF ou des actions européennes, puis utiliser le compte-titres pour ce que le PEA ne permet pas. Sur le compte-titres, privilégiez les ETF capitalisants, qui réinvestissent les dividendes sans les distribuer, et donc sans impôt annuel.
Enfin, n'oubliez pas l'assurance-vie : ses prélèvements sociaux sont restés à 17,2 % en 2026, et elle permet de détenir des ETF et des fonds actions avec une fiscalité très douce après 8 ans.